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Jim Morrison et les USA usés

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Dying arcades that never dies

J’aime beaucoup cette phrase de ce poète méconnu devenu rock star psyché mais qui aurait préféré devenir écrivain. Il n’a pas le souffle de Howl de Ginsberg, mais il a du talent pour raconter sobrement ces USA usés, ces Amerloques interlopes, cette bringue déglinguée qu’est la fin des sixties.

Tiré de l’édition bilingue parue chez 1018.

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Véronique avait décidé de quitter le domicile conjugal un matin, alors que les travaux bloquant l’avenue Foch avaient obligé Marc-Antoine à partir 7 minutes plus tôt. Après une période de profonde perplexité et de solitude douloureuse, Marc-Antoine avait rencontré Christiane, une jolie conseillère en assurance qui n’avait pas l’âge de son prénom. Le problème est qu'il avait perdu le goût existentiel de l’amour dont il limitait les effets à des manifestations purement physiques comme l’accélération des battements de coeur, le durcissement des corps caverneux et toutes ces sortes de choses.

Gare à Garat

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Je viens d’acheter un petit opus d’Anne-Marie Garat, Amours de loin, et je me méfie d’elle.

Elle m’avait emmené dans L’enfant des ténèbres, je l’avais abandonné au tiers, épuisé à la fois par l’absence de narrative drive (comme disent les Américains) et par la virtuosité de sa prose. C’en devient énervant, autant de talent pour des histoires qui n’avancent pas. Elle ressemble en cela à Neal Stephenson, qui a une facilité surhumaine pour exposer la complexité d’une scène… mais l’histoire ne progresse pas, si bien que seule la brillance de l’écriture maintient l’attention éveillée. Donc je lirai Amours de loin, de près même, en espérant que sur cette courte distance de 169 pages, Anne-Marie ne m’égarera pas.

Les premières lignes : « Avant que nous ne nous endormions, je veux te raconter quelque chose, à quoi je viens de penser soudain. »

Actes Sud – 7,70 €

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