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Henry Miller est l’un de ces écrivains ne se prenant pas pour un écrivain, et, de ce fait, en est profondément un. Cendrars ou Céline, que Miller cite parmi ses lectures favorites, sont dans le même club. Dans le numéro 57 de la facétieuse revue littéraire Décapage, Miller répond (avec de vraies citations) à une interview (imaginaire).

« Jusqu’à ce jour, j’ai toujours ignoré comment on écrit un livre. Cela reste pour moi du domaine du miracle. j’en sais moins maintenant, en d’autres termes, qu’à mes débuts« . Il poursuit en précisant : «  Je sais seulement ceci – si cela peut avoir un sens – c’est qu’un livre est comme une vie, est le résultat de ce que l’on est chaque jour, y compris les mauvais jours, et les jours de paresse, et les jours stériles ».

« Etre, c’est ce qui importe », conclue-t-il. La version de Jack London disait : « La fonction de l’homme est de vivre non d’exister ».

Quant à sa vie quotidienne, Miller la résume ainsi : « Chaque soir, j’installe ma guillotine et je me fais couper la tête. Et le lendemain, une nouvelle tête me repousse – fuit, comme ça ! Je vis parmi mes idées, pas avec elle ni en elles. Je mange bien et je bois peu« . Et cinq fruits et légumes par jour.

 

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Au revoir mon vieux clavier…

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Au revoir mon vieux clavier, avec tes lettres effacées. Les a, e, s, c et n… Notes les plus jouées dans la gamme de mon alphabet.
Avec aussi un peu de poussière, de sueur, et de… miettes de pain souvenirs de midi laborieux ! Du vécu, coco !!
Mon cher clavier, tu en a vu des des vertes et des pas mûres. Des mots et des maux. Tapés, martelés, bruts, énergiques….effacés puis réécrits, modifiés, améliorés, sublimés j’espère ! La langue française ne se laisse pas apprivoiser comme ça !
Je t’ai un peu malmené, parfois, mais c’était pour la bonne cause. Une nouveauté, un « scoup », une bonne info, une belle histoire… L’actualité brestoise n’en manque pas !
Snif ! Mon vieux clavier, te voilà remplacé par un collègue plus compacte, plus souple, plus rapide, moins bruyant dit-on. Mes collègues de boulot apprécieront 😉… Kenavo, fidèle ami.

Laurence Guilmo

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« On a calculé, écrit le Père Hugo, qu’il faudrait huit cent ans à un homme qui lirait quatorze heures par jour pour lire seulement les ouvrages écrits sur l’histoire qui se trouvent à la Bibliothèque Royale… » Il ne se passe pas de jour que cette phrase ne me revienne à la racine du nez, là où niche la moelle même de la réflexion. Huit cents ans, et rien que l’histoire ! Quand on pense aux tombereaux d’histoire qui ont été déchargés rue des Petits-Champs depuis l’encre sidérée de cette phrase ! Huit cent ans… J’entre alors en transe. Tout le feu divin de l’homme et les sonneries secrètes qu’il entretient avec le Paradis jaillissent hors de ma sensibilité indignée. Ainsi je ne suis que la lettre F dans l’alphabet des Mondes ? Je ne suis qu’un trou d’aiguille dans l’entrepôt des Encyclopédies ? Malheur ! »  

Léon-Paul Fargue
Haute Solitude